Oui, dormir avec une source de lumière augmente le risque de troubles cardiovasculaires parce que l’exposition lumineuse nocturne perturbe le rythme circadien et la qualité du sommeil : une large étude publiée dans JAMA Network Open, portant sur près de 89 000 adultes suivis pendant plus de neuf ans, observe une hausse du risque d’infarctus, d’insuffisance cardiaque et d’AVC, atteignant jusqu’à +56 % chez les participants les plus exposés.
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ToggleComment la lumière la nuit influence réellement le fonctionnement du corps
La lumière reçue pendant la période habituelle de repos perturbe l’horloge biologique qui coordonne de nombreux processus physiologiques. Les auteurs de l’étude évoquent une désynchronisation du rythme circadien qui détériore la profondeur et la continuité du sommeil, même si la durée totale paraît suffisante.

Sur le plan pratique, un sommeil fragmenté favorise l’activation prolongée du système de « réaction » du corps, accroît le stress et la fatigue, et finit par exercer une pression sur le système cardiovasculaire. Plusieurs spécialistes cités dans le rapport rappellent que la qualité du sommeil compte autant, sinon plus, que le nombre d’heures passées au lit.
Que constate l’étude et quelles précautions interprétatives adopter ?
L’enquête, réalisée avec des capteurs mesurant l’éclairement nocturne au poignet, met en évidence une association robuste entre exposition lumineuse de minuit à 6 heures et événements cardiaques au long cours. Les résultats sont significatifs mais il s’agit d’une étude observationnelle : on observe un lien, non une preuve définitive de cause à effet.
Parmi les limites à garder en tête figurent l’impossibilité de distinguer la nature exacte des sources (écran, veilleuse, lampadaire), la variabilité individuelle de sensibilité à la lumière et le risque de facteurs confondants non mesurés. Malgré cela, la cohérence des données et la taille de l’échantillon renforcent la plausibilité d’une relation préoccupante.
Mesures simples et réalistes pour réduire l’exposition lumineuse nocturne
- Éteindre ou éloigner les écrans plusieurs dizaines de minutes avant le coucher et couper les notifications lumineuses durant la nuit.
- Utiliser des rideaux occultants ou repositionner le lit pour limiter la pénétration de la lumière de rue.
- Désactiver les LED inutiles (chargeurs, télévisions en veille) ou masquer les témoins lumineux par un petit morceau de ruban opaque.
- Privilégier une veilleuse très faible et chaude seulement si nécessaire, et la placer loin du visage et du lit.

Faut-il craindre chaque petite source lumineuse ?
Non, mais il est utile d’adopter une approche pragmatique. Certaines personnes tolèrent mieux une faible lueur, d’autres sont plus sensibles ; l’étude signale par exemple une sensibilité accrue chez les femmes. L’essentiel est d’éviter une exposition régulière et prolongée pendant les heures de sommeil, car c’est l’exposition chronique qui semble la plus problématique pour le cœur.
De plus, corriger l’éclairage ne remplace pas d’autres bonnes pratiques de sommeil : gestion du stress, horaires réguliers et environnement calme restent essentiels pour réduire le risque cardiovasculaire.
FAQ
Quelle intensité de lumière la nuit pose problème ?
Les chercheurs ont mesuré l’éclairement global durant la nuit mais sans préciser une « seuil magique ». L’étude montre que davantage d’exposition nocturne est associée à plus de risques, d’où l’intérêt de minimiser les sources lumineuses pendant le sommeil.
Une veilleuse augmente-t-elle forcément le risque d’AVC ?
Une veilleuse occasionnelle de faible intensité est moins préoccupante que l’exposition régulière et importante. L’association observée concerne surtout les personnes les plus exposées de façon chronique.
Comment vérifier si ma chambre est trop éclairée la nuit ?
Une méthode simple consiste à dormir une nuit avec toutes les lumières éteintes et à comparer votre ressenti de vigilance et de repos au réveil. Des applications ou capteurs peuvent estimer l’éclairement, mais l’observation pratique et l’élimination progressive des sources sont souvent suffisantes pour améliorer la qualité du sommeil.
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Experte en nutrition et bien-être, Emma aide ses lecteurs à adopter un mode de vie sain en partageant ses conseils diététiques et des astuces bien-être.