Une large étude danoise publiée en 2016 dans JAMA a observé que, parmi plus de 120 000 personnes suivies entre 1976 et 2013, le risque de décès le plus faible se retrouvait pour un IMC proche de 27, un chiffre classé aujourd’hui comme « surpoids » par l’OMS. Cette évidence statistique ne signifie pas que l’IMC seul suffit pour juger de la santé d’une personne car il ignore la répartition des graisses, la masse musculaire et d’autres marqueurs cliniques.
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ToggleCe que l’étude de Copenhague a réellement montré
Les chercheurs ont analysé les tendances décennales et constaté une progression du point d’IMC associé à la mortalité la plus basse : environ 23,7 dans les années 70, 24,6 dans les années 90 et ≈27 pour les années 2003–2013. Les auteurs suggèrent que l’amélioration des traitements des facteurs de risque (hypertension, cholestérol, diabète), la baisse du tabagisme et plus d’activité physique pourraient expliquer en partie ce déplacement. Ils estiment que ces résultats justifient de reposer la question de la rigidité des seuils utilisés pour définir le surpoids et l’obésité.

IMC : une mesure simple mais limitée
L’Indice de Masse Corporelle se calcule à partir du poids et de la taille et classe les individus selon des seuils adoptés par l’OMS : maigreur si IMC < 18,5 ; « normal » entre 18,5 et 24,9 ; surpoids entre 25 et 29,9 ; obésité à partir de 30. Cette catégorisation est utile en population mais ne distingue pas la masse musculaire, la densité osseuse ni la localisation de la masse grasse.
En pratique, deux personnes avec le même IMC peuvent avoir des profils métaboliques très différents : l’une peut être musclée et en bonne santé, l’autre présenter une accumulation de graisse abdominale associée à des risques cardio-métaboliques.
Pourquoi la localisation de la graisse compte plus que le chiffre du pèse-personne
La graisse viscérale, qui entoure les organes au niveau de l’abdomen, est plus corrélée aux troubles métaboliques que la graisse sous‑cutanée. C’est pourquoi des professionnels insistent souvent sur le tour de taille ou le ratio taille/hanche en complément de l’IMC. Un IMC « élevé » sans accumulation abdominale ni altération des marqueurs sanguins n’implique pas nécessairement un risque immédiat, tandis qu’un IMC « normal » accompagné d’une forte graisse abdominale peut être préoccupant.

Que faire si votre IMC est proche de 27 ?
Un IMC autour de 27 n’est pas une condamnation mais un signal pour vérifier d’autres éléments de santé. Plutôt que de se focaliser sur le chiffre, il est utile d’évaluer la composition corporelle, la répartition des graisses et les paramètres métaboliques.
- Vérifiez vos marqueurs : tension, glycémie, profil lipidique et tour de taille.
- Favorisez une activité physique régulière qui combine cardio et renforcement musculaire plutôt que des régimes stricts et restrictifs.
- Surveillez la qualité du sommeil, la consommation de tabac et l’équilibre alimentaire plutôt que de compter uniquement les calories.
Les erreurs courantes à éviter
Beaucoup transforment l’IMC en verdict moral ou esthétique. Quelques pièges observés : interpréter un IMC « normal » comme synonyme de bonne santé sans bilan, confondre maigreur et santé, ou se lancer dans des régimes yo‑yo qui favorisent la reprise de poids. D’autres erreurs incluent la survalorisation d’un seul indicateur au détriment d’une approche globale (activité, bien‑être, marqueurs biologiques).
Faut‑il revoir les seuils de l’OMS ?
L’étude danoise alimente un débat légitime sur l’actualisation des seuils et sur l’usage des catégories dans la pratique clinique. Les seuils de l’OMS, adoptés en 1998, restent des repères utiles en épidémiologie mais doivent être contextualisés pour chaque personne. Les recommandations médicales privilégient de plus en plus une évaluation individualisée plutôt qu’un simple seuil universel.
FAQ
Un IMC de 27 est‑il dangereux pour la santé ?
Pas automatiquement. Un IMC de 27 est classé comme surpoids selon l’OMS, mais le risque dépend surtout de la répartition des graisses et des marqueurs métaboliques. Un bilan médical permet d’évaluer le risque réel.
Que regarder en complément de l’IMC pour évaluer ma santé ?
Le tour de taille, la présence de facteurs de risque cardiovasculaire (tension, glycémie, lipides), la condition physique et, si possible, une mesure de la composition corporelle apportent des informations essentielles que l’IMC ne fournit pas.
Dois‑je entamer un régime si mon IMC est supérieur à 25 ?
Plutôt que de démarrer un régime strict, il est préférable d’identifier des objectifs durables : activité régulière, amélioration de la qualité alimentaire et suivi médical si nécessaire. Les régimes yo‑yo sont souvent contre‑productifs.
Pourquoi les seuils « normaux » d’IMC ont‑ils changé dans l’étude danoise ?
Les auteurs évoquent des facteurs populationnels et cliniques : progrès des traitements des maladies cardio‑métaboliques, réduction du tabagisme et évolution des comportements physiques qui ont modifié le lien entre IMC et mortalité au fil des décennies.
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Passionnée par la beauté naturelle, Amélie partage des astuces et conseils pour prendre soin de soi avec des produits simples et efficaces.