Vitamine D et infections hivernales : la supplémentation n’offre pas une protection automatique contre les rhumes ou les bronchiolites. La vitamine D reste toutefois indispensable au bon fonctionnement du système immunitaire et une carence importante peut accroître la vulnérabilité ; l’effet protecteur d’un apport supplémentaire apparaît surtout chez les personnes réellement déficitaires, pas chez toute la population.
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TogglePourquoi nos apports chutent quand il fait froid
La majeure partie de la vitamine D dont nous avons besoin est fabriquée par la peau sous l’action des UVB du soleil. En hiver, les jours plus courts, l’inclinaison du soleil et la diminution de l’ensoleillement réduisent cette synthèse cutanée. Les sources alimentaires riches en vitamine D restent peu nombreuses, ce qui explique que le risque de déficit augmente dès l’automne et pendant l’hiver.

Un manque prolongé peut affecter la santé osseuse et la force musculaire et passe parfois inaperçu car il n’entraîne pas toujours de symptômes évidents.
Qui est le plus exposé au risque de carence ?
Certaines situations rencontrées fréquemment augmentent le risque de voir les réserves chuter. Parmi les personnes à surveiller :
- les personnes âgées, chez qui la peau synthétise moins la vitamine D ;
- les personnes qui s’exposent peu au soleil (travail en intérieur, habitudes urbaines) ;
- les personnes à peau foncée, pour qui la pigmentation réduit la production cutanée à exposition égale ;
- les personnes ayant des troubles d’absorption intestinale, limitant l’apport par l’alimentation.
Que racontent les études sur la prévention des infections respiratoires ?
Sur le plan biologique, la vitamine D participe à la régulation de certaines défenses antivirales et antibactériennes. Les essais cliniques et méta-analyses donnent cependant des résultats contrastés. Des analyses antérieures ont montré une réduction modeste du risque d’infections respiratoires aiguës chez les personnes présentant une carence importante, tandis que des revues plus récentes, portant sur de larges populations, n’ont pas retrouvé d’effet significatif au niveau statistique pour la population générale.
En pratique, cela signifie que la supplémentation peut être bénéfique si elle corrige un déficit, mais qu’elle ne doit pas être présentée comme une mesure universelle et garantie pour éviter les virus hivernaux.
Comment adapter son comportement cet hiver
Plutôt que d’automédicationner systématiquement, privilégiez d’abord des gestes simples et sûrs. Augmenter la part d’aliments naturellement riches en vitamine D aide modestement : poissons gras comme le saumon, la sardine, le maquereau, le hareng, et les jaunes d’œufs ; certains produits alimentaires peuvent également être enrichis.

Si vous faites partie d’un groupe à risque ou si vous pensez être carent, discutez avec un professionnel de santé qui pourra évaluer la nécessité d’un apport complémentaire. L’Anses fixe l’apport satisfaisant à environ 15 µg par jour (600 UI) pour un adulte, mais l’indication d’une supplémentation et sa posologie doivent être individualisées.
Enfin, méfiez-vous des excès : un apport excessif en vitamine D peut provoquer une hypercalcémie et des complications, notamment rénales. C’est une des raisons pour lesquelles il est préférable d’obtenir un avis médical avant d’entamer un traitement prolongé.
FAQ
La vitamine D empêche-t-elle les rhumes et la grippe ?
Non, la vitamine D ne protège pas de manière garantie contre les infections comme la grippe pour l’ensemble de la population. Elle contribue au bon fonctionnement du système immunitaire et peut réduire le risque d’infections respiratoires chez des personnes carencées, mais les preuves restent nuancées pour les personnes sans déficit avéré.
Dois‑je me supplémenter dès l’arrivée de l’hiver ?
Pas automatiquement. Si vous faites partie d’un groupe à risque ou que votre médecin suspecte une carence, une supplémentation peut être recommandée. Sinon, privilégiez l’alimentation et l’exposition raisonnable au soleil, et demandez conseil avant de débuter un complément.
Y a‑t‑il un danger à prendre trop de vitamine D ?
Oui, des doses excessives peuvent entraîner une hypercalcémie avec des complications possibles, notamment rénales. C’est pourquoi il est déconseillé de s’automédicamenter sur de longues périodes sans suivi médical.
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Experte en nutrition et bien-être, Emma aide ses lecteurs à adopter un mode de vie sain en partageant ses conseils diététiques et des astuces bien-être.